FESTIVAL INTERNATIONAL DE THEATRE (5eme édition)

3 mai 2012

Organisé par : COMEDRAMA - Oujda
En coordination avec : Wakha – Wakha.Org et Cifta

Du 12 au 17 mai 2012 au centre culturel d’OujdaThéâtre —-Ateliers de formation —-Débats —— Excusions —-Lectures —– Hommages

Lieu : Centre culturel Oujda (Spectacles)
Salle (Ennahda)

Ceremonie d’ ouverture animée par le groupe de danses populaires (chorégraphies modernes)
Hommage à (Sfia Bouarfa et Med Jdaini)

Participations étrangères:

La France : Troupe : Fruits du Chênes de Bourg-en-Bresse
Titre : Peinture fraiche
Mise en scène: Serge Poizeau

Résumé :
Spectacle léger et pétillant, une suite de saynètes illustrées par une vingtaine de chansons françaises de la plus drôle à la plus belle. L’action se situe dans un musée. La compagnie se livre joyeusement à une analyse approfondie des tableaux de Renoir et elle apporte tout aussi joyeusement, la clé de l’in-dé-fi-ni-sable sourire de la Joconde.

La Belgique/Sénégal : Troupe : Théâtre t’Arsenaal de la ville de Malines
Titre: Febar
Auteur : Michael De Cock
Mise en scène : Michel Bernard

Résumé :
Le clandestin est un homme transformé. Il est dans un état second. Il a comme la fièvre.
La fièvre de son rêve. Il peut venir de très loin, avoir déjà parcouru de nombreux kilomètres, avoir échappé à de nombreuses embûches. Il a tout sacrifié pour partir. Rien ne le retient. Rien ne l’arrêtera. Il a eu faim, soif, le manque de sommeil le taraude. Les plaies pas tout à fait guéries, la solitude sont des compagnes de longue date. Il est tout à son avenir.
FEBAR, basé sur des faits réels, est un long voyage du désir qui débute comme un rêve mais se termine en cauchemar…

L’Italie : Troupe : Baal Théâtre de la ville de Naples
Titre : LE DISGRAZIE DI FLAVIO
Auteur: Luca Gatta
Mise en scène: Luca Gatta

Résumé :
“Les Disgrâces de Flavio” est trait d’un ancien canovaccio de Flaminio Scala, c’est un spectacle pour places ou cours qui peut être représenté aussi au théâtre. Il y a l’intrigue amoureux classique: Isabella, jeune veuve, aime Flavio, le fils de Pantalone Scacciapreviti, et elle est aimée de lui, mais Arlecchino, à cause des coups de bâton reçus d’elle, ourdit une intrigue faite de quiproquos successifs: il dit à la jeune Flaminia que Flavio est tombé amoureux d’elle, puis dit à Flavio que Isabella ne l’aime plus, il conseille à Pantalone de se déguiser à cause de son intérêt, dans un tourbillon de déguisement et agitions, lazzi et coups de bâton, jusqu’au final.

L’Algérie/ France : Troupe : La compagnie Atellanes d’Henin Beaumont Pas-de-Calais
Titre : Un figuier au pied des terrils
Auteurs : Abdel et Nordine Baraka –
Mise en scène : JM Boudeulle

Résumé :
Il ya plus de 20 ans, juste au moment où Houcine rêve et décide de planter un figuier dans son jardin (Pour donner un sens à sa vie … et un titre à notre histoire), on pourrait se dire « Qu’a-t-elle fait Houria pour mériter ce joli nom ? »
Naître dans une colonie, enfanter à 14 ans, quitter son pays pour suivre son mari, devenu un héros de la mine. Vivre dans son ombre tout en mettant au monde tout un monde, le faire pousser et le pousser à faire la France. Héroïque Houria ? Oui … Libre Houria …. Chut l’histoire commence.

Participations marocaines:
Troupe Oujda : Troupe : Molière’s Juniors
Titre : Le Vent
Adaptation : Bouserhane Zitouni/Bouroufala Med
Mise en Scène : Mhammed Bouroufala

Résumé :
Les relations : parents =enfants dans notre société piétinent. 3 ados décident dans un rêve de tuer leurs parents. Quelles méthodes ?? Quels moyens ?? Auront –ils le courage ?? Les bonnes valeurs de notre société disparaissent … !!??

Troupe Rabat :(Isadac) Daba théâtre
Titre : The Zoo Story
Adaptation et mise en scène : Nabil El Mansouri

Résumé :
Boutros est au central Park à N.Y, bel homme cultivé, bourgeois. Comme d’habitude, il lit un livre… Arrive Jerry qui demande à s’assoir, puis il commence à lui raconter l’histoire du Zoo ; le suspens, l’énervement pousse Jerry à vouloir se suicider…

Troupe Salé : (Isadac) : Taghanja
Titre : Pic nic
Réalisation : Ali Elbouhali

Résumé :
Des parents visitent leur fils dans le champ de bataille. Malgré la guerre, les tirs de fusils, ils essayent de créer une atmosphère de joie et les combattants vont oublier qu’ils font la guerre.
Pièce qui creuse dans les relations humanitaires et l’absurdité de la vie.

Ateliers de formation:
Atelier théâtre pour ados :
Animation: Danielle PUGNALE France
13/03/12 de 9h30 à 12h00
16/03/ 12 de 14h30 à 17h00
Atelier Théâtre pour étudiants :
Animation : Gabriel GIUDICELLI France
13/03/12 de 9h30 à 12h00
16/03/ 12 de 14h30 à 17h00

Atelier pour amateurs adultes : Master class de Commedia dell’arte
Animation : Luca GATTA- Tiziana SELLATO – Dania Caroli Italie
Lundi : de 9h00 à 12h00 Dania Caroli
Mardi : de 9h00 à 12h00
Mercredi : de 9h30 à 12h00 et de 14h30 à 17h00

Invités d’honneur à ce festival :

Sfia Bouarfa Ancienne comédienne . Native de la ville de Jerada , a étudié à Oujda, parlementaire au sénat Belge.
Gabriel Giullicidi :Directeur du festival international « Côté Cour, côté Loire » France
Danielle Pugnale :Directrice du festival international de Fréjus France, metteur en scène.
Mohammed Jdaini : Doyen du théâtre marocain amateur, ancien directeur de la maison des spectacles “Dar Essebti” Oujda
Khadija Belkaid : Animatrice de «Bouillon de culture» à Bruxelles, comédienne, membre associative de plusieurs associations wallonnes.

Lettre A Madame la Ministre Fadila Laanan

3 mai 2012

A Madame la Ministre Fadila Laanan
Aux bons soins de Monsieur Nicolas Fragneau

Madame,

Nous avons bien reçu, par votre courrier du 25 avril 2012, réceptionné le 30 avril 2012, votre décision concernant l’élimination de notre Centre de tout subventionnement de la Direction générale. Voici notre position :

1. Nous n’acceptons pas l’avis partial, fabriqué, illégal, de la très opaque COPIC. Cet avis apparaît anti-arabe et anti-laïque. Nos documents, nos comptes et bien des écrits (hommes politiques, associations, citoyens) témoignent de l’évolution, du progrès et de l’importance socioculturelle de notre Centre. L’avis de la Copic vise, pour des raisons qui ne sont pas mystérieuses, à démanteler la plus ancienne association culturelle arabe et la plus importante en Belgique. Ceci est déjà exprimé dans le rapport de la Copic du 22 septembre 2010.

2. Nous n’acceptons pas la diminution de notre subside de 136,400 euros à 50,000 euros. Nous revendiquons la restitution de nos subsides et la reconduction de notre contrat programme dans des termes acceptables. Nous revendiquons la démarche de la part du Ministère de la Culture, de nous mettre sur un pied d’égalité avec des organismes issus d’une communauté dix fois moins nombreuse que la nôtre et qui reçoit plus que nous. L’argument des restrictions budgétaires est irrecevable au vu des subsides dispensés, ajoutés, ailleurs.

3. Nos projets ne correspondent pas au champ d’action de l’Education permanente. Moi-même, fondateur du Centre, ayant fait partie du Conseil supérieur de ce secteur, j’en connais le fonctionnement et je sais très bien que nous n’entrons pas dans son champ. Notre musée de la Culture arabe (les travaux commenceront en mai 2012), notre atelier permanent des instruments de musique arabe pour propager la musique en milieux arabe et musulman et d’autres grandes actions programmées, n’ont rien à voir avec la grille actuelle de l’Education permanente.

La décision de nous pousser vers l’Education permanente n’est qu’une manœuvre qui vise à éliminer notre Centre du paysage culturel francophone. Nous n’introduirons pas notre demande à l’Education permanente sans une garantie écrite de votre main que nos actions entrent dans le champ de l’Education permanente, qu’elles seront subventionnées sur la base d’un contrat programme, que cette adoption puisse se faire cette année même et que le subside soit acceptable.

Nous continuerons, sans désarmer, la lutte pour nos droits culturels légitimes. Nous vous invitons, Madame la Ministre, à revoir une position qui demande tant d’artifices pour paraître légitime. Notons encore qu’aucun de nos projets, présentés indépendamment, n’est, à ce jour ni traité, ni accepté.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de nos salutations distinguées.

Ali Khedher (fondateur du CCA) ali.khedher@skynet.be

COMMUNIQUE du Nouvel Élan 31/03/2012

26 avril 2012

Mouvement Nouvel Élan „MONE“
C/o FIZ, Postfach 102339, 40014 Düsseldorf
Tel : +49 1577 30 76 053 -Mail : monepress@gmail.com
___________________________________________________________________
Espace de réflexion et de propositions

Réunis pour la deuxième fois le 31 mars 2012 à Bruxelles, dans le cadre de la mise en œuvre des articles de la nouvelle constitution, les concernant un large parterre d’acteurs associatifs de Belgique, de France, d’Allemagne, Pays-Bas, d’Espagne et d’Italie, se sont penchés sur la nécessité de mener une série d’actions communes, en vue de sensibiliser les acteurs et les décideurs politiques Marocains.

Inquiets du phénomène « de marginalisation et d’exclusion inacceptables », les participants sont convaincus, que la question de la participation politique et la gestion du dossier de la communauté dans son ensemble, se posent aujourd’hui avec de plus en plus d’acuité, c’est pourquoi leur première action consiste à organiser un colloque national au Maroc, pour proposer leur vision de la gestion du dossier de la communauté des Citoyens Marocains de l’Etranger « CME ».

Pour que cette vision soit globale, homogène et intégrée, les participants ont crée des commissions dans chacun des pays de résidence pour discuter un catalogue de propositions. C’est dans cette perspective que chaque commission, lancera un appel aux ONG et aux réseaux associatifs de chaque pays de rejoindre cette initiative s’ils le désirent.

Bruxelles le 31 mars 2012

Hiwar Mail : info@hiwar.be- Hammouchi Mohamed, Belgique
MONE, Ajroudi Farah, Mail : felajroudi@hotmail.com, Belgique,
Le Congrès mondial des citoyens d’origine marocaine « CONGRESS »Mail : amahou@msn.com- Mahou Ahmed, Belgique
CCMRE Tel : + 32 474376692, Ouadghiri,. Belgique
Association journalistes de sport, Aziz BELCAID, mail : azizpresse@rocketmail.com, Belgique
Tafersite Solidarity, El Abboudi Mohamed, Belgique
Yaqbass.net, Youssef Aouragh, Belgique
Hammou Lahcen, sociologue, Belgique
Kaous Andeslam, Belgique
Mohamed Abadi, Belgique
Hassane Mabrouki, Ingenieur Tel +32486284350 Mail mabrouki@hotmail.com, Belgique
Aziz Ahrika, président ACRB asbl Mail: azizahrika@telenet.be, Belgique
TIFAWIN asbl AMiNa SaLmI Mail: aminacontact@hotmail.com, Belgique
Fatiha Frouissam GSM 0039 3495513309 Mail : frouissam@yahoo.it, Italie
Coordination Europe de l’Union Nationale de l’Initiative Syndicale Libre- .Belkhayet, France 
H. Immougar, entrepreuneur, Mail : imougar@gmail.fr, france
Association APROMA Soulei. mani Sakina, Espagne
Organisation FZ, Ali Zbir, Mail alizbir@gmail.com, Allemagne
Le mouvement NOUIVEL ELAN « MONE » Tel +4915773076053 Mail : charchira@gmx.netMWV Youssef El Ouaanari Allemagne
Mouhimi Avdlhadi, journaliste, Allemagne
Azmali Mohamed tel 0202-7689305
Bitich Aziz Tel 01637028165 Mail: azizbitich@hotmail.de
Shrfa Hanane El Ghazouani, Pays-Bas
Aicha Daggoune, Pays-Bas
Houda Daggoune, Pays-Bas
_______________________________________________________________________
Pour tout contact :
Said. Charchira tel : RFA +49 1573076053 Maroc 06 6692694 Mail : charchira@gmx.net
Site :www.charchira.com

Appel aux présidents des partis : Pour en finir avec les campagnes électorales dans les lieux de culte

26 avril 2012

musulmans-progressistesPlus aucun parti politique démocratique en Belgique ne peut se permettre d’ignorer l’électorat étranger et d’origine étrangère. Avec la facilitation de la naturalisation et l’élargissement du droit de vote communal, le poids des nouveaux citoyens-électeurs a augmenté considérablement. C’est au niveau local que cet impact est le plus directement ressenti et la perspective de la prochaine échéance électorale communale relance inévitablement l’intérêt des partis et l’appétence de leurs stratèges et candidats. Dans cette prise en compte, toutefois, les partis oscillent entre des positions contradictoires. Chacun dans l’univers politique et idéologique qui lui est propre hésite entre la recherche de la plus grande cohérence idéologique et la tentation du pragmatisme électoral qui consiste ici souvent à flatter des communautés d’origine ou d’appartenance.

Ceci dit, l’écart que font certaines personnalités politiques entre les grands principes et les petits arrangements n’est nulle part aussi évident qu’en matière religieuse. S’il est parfaitement légitime que des responsables politiques rencontrent, voire mobilisent des croyants, au même titre que n’importe quelle autre catégorie de la société, il importe que les partis à leur plus haut niveau soient attentifs à ce que cette activité politique ne s’organise pas dans des lieux de culte, comme par exemple des salles de prières. On s’est habitué, à tort selon nous, à voir les candidats aux élections faire le tour notamment des mosquées et des églises liées aux communautés migrantes pour y exposer leur programme, y tenir des réunions politiques, voire y faire meeting. Cela concerne l’ensemble des formations politiques et elles portent donc une lourde responsabilité dans cette évolution qui ne sert ni les communautés religieuses concernées ni la qualité du vivre ensemble.

Puisque qu’il faut bien déplorer que, durant les campagnes électorales, certains se croient autorisés à agir comme des représentants de commerce sur des marchés de concurrence qu’ils espèrent conquérir, il est aujourd’hui temps d’intervenir pour mettre un terme à ces pratiques qui affaiblissent la démocratie représentative et la laïcité sans servir le moins du monde ceux qu’elles prétendent servir. Il nous paraît plus qu’urgent de siffler la fin de la récréation. Nous en appelons donc solennellement aux présidents des partis démocratiques pour qu’ensemble et dans le même mouvement, ils appellent leurs candidats aux prochaines élections communales et provinciales à s’engager à ne pas faire campagne dans des lieux de culte, à bannir tout affichage électoral dans ces lieux et à éviter, autant que faire se peut, de placer sur les listes des candidats qui exercent des responsabilités dans l’animation ou la gestion de lieux de culte.

A tort ou à raison, on a souvent reproché aux musulmans de mettre en danger la laïcité en brouillant la séparation du religieux et du politique. Mais on ne peut en même temps regretter la tentation qui peut exister chez certains croyants de vouloir confessionaliser le politique et fermer les yeux sur l’approche des élus qui politisent les espaces religieux dès la première échéance électorale venue. Plus que jamais, il faut en finir avec cet électoralisme de mauvais aloi et rappeler aux candidats et aux élus que la meilleure manière d’éviter l’immixtion du religieux dans l’espace public, c’est d’éviter d’amener le débat partisan au cœur de l’espace religieux.

Communiqué de presse du 8 mars 2012

9 mars 2012

MRAX
Communiqué de presse du 8 mars 2012

Nous vous prions de bien vouloir considérer le communiqué de presse du MRAX de ce jour, suite à la décision de justice qui vient d’être rendue sur le bon fonctionnement des organes dirigeants du MRAX.

Radouane BOUHLAL,
Directeur

Un « Administrateur provisoire » au MRAX ?
Le Tribunal de 1ère Instance de Bruxelles a rendu son verdict :
le CA et la Direction du MRAX fonctionnent convenablement.

Le 10 février 2012, M. Placide KALISA a introduit une action en référé dans le but de faire « *désigner un administrateur provisoire avec mission d’assurer en lieu et place du Conseil d’administration *(…)* la gestion de cette association *(…)* et le fonctionnement régulier de l’asbl *».

Cette citation fut donc introduite 13 jours après sa révocation de la fonction de « Président du MRAX »… révocation votée à l’unanimité du Conseil d’administration (CA) suite aux graves contre-vérités et calomnies qu’il a abondamment portées ces dernières semaines dans la presse contre le MRAX, sa gestion ou son personnel.

L’action en référé alléguait que « *le CA* (…)* prend des décisions non conformes au but et à l’intérêt social* » de l’association, et accusait le « *Directeur *(…)* de fautes de gestion graves et répétées *».

Le Tribunal de 1ère Instance de Bruxelles, siégeant en référé, vient de rendre son ordonnance. Son verdict est clair et sans ambigüité :

- *la requête* pour faire désigner un administrateur provisoire* *est *jugée « non fondée »** *! M. KALISA est ainsi débouté, et les instances dirigeantes du MRAX (le CA et la Direction) sont confortées dans leur légitimité ;

- *M. KALISA est condamné à payer* au MRAX la somme de 2.640 €, car pour le Tribunal « *il y a lieu de doubler l’indemnité de procédure** *» à son encontre, eu égard au fait que « *ce dossier a, effectivement, été porté manifestement à tort devant le tribunal, en réaction à une révocation contestée et dans un climat délétère* » que M. KALISA a largement contribué à susciter et alimenter.

Le MRAX se félicite de ce jugement et constate que lorsqu’un organe objectif et neutre – tel un Tribunal impartial et indépendant – est saisi d’accusations (telles que de prétendues mauvaises gestions et malversations) à l’encontre de notre Mouvement, celles-ci sont nettement écartées.

Ce jugement est une étape importante dans la sortie de crise dans laquelle notre Mouvement fut plongée depuis de trop longues semaines par des manœuvres et ingérences de toutes sortes, avec le véritable dessein d’affaiblir la plus ancienne organisation antiraciste qui mène et continuera à mener son combat… en toute indépendance !

Contacts
- Tommy BUI, Président, mrax.bui@gmail.com – 0470.191.788.
- Radouane BOUHLAL, Directeur, radouane.bouhlal@gmail.com – 0475.751.489.

Communiqué de presse du 8 mars 2012

9 mars 2012

MRAX
Communiqué de presse du 8 mars 2012

Nous vous prions de bien vouloir considérer le communiqué de presse du MRAX de ce jour, suite à la décision de justice qui vient d’être rendue sur le bon fonctionnement des organes dirigeants du MRAX.

Radouane BOUHLAL,
Directeur

Un « Administrateur provisoire » au MRAX ?
Le Tribunal de 1ère Instance de Bruxelles a rendu son verdict :
le CA et la Direction du MRAX fonctionnent convenablement.

Le 10 février 2012, M. Placide KALISA a introduit une action en référé dans le but de faire « *désigner un administrateur provisoire avec mission d’assurer en lieu et place du Conseil d’administration *(…)* la gestion de cette association *(…)* et le fonctionnement régulier de l’asbl *».

Cette citation fut donc introduite 13 jours après sa révocation de la fonction de « Président du MRAX »… révocation votée à l’unanimité du Conseil d’administration (CA) suite aux graves contre-vérités et calomnies qu’il a abondamment portées ces dernières semaines dans la presse contre le MRAX, sa gestion ou son personnel.

L’action en référé alléguait que « *le CA* (…)* prend des décisions non conformes au but et à l’intérêt social* » de l’association, et accusait le « *Directeur *(…)* de fautes de gestion graves et répétées *».

Le Tribunal de 1ère Instance de Bruxelles, siégeant en référé, vient de rendre son ordonnance. Son verdict est clair et sans ambigüité :

- *la requête* pour faire désigner un administrateur provisoire* *est *jugée « non fondée »** *! M. KALISA est ainsi débouté, et les instances dirigeantes du MRAX (le CA et la Direction) sont confortées dans leur légitimité ;

- *M. KALISA est condamné à payer* au MRAX la somme de 2.640 €, car pour le Tribunal « *il y a lieu de doubler l’indemnité de procédure** *» à son encontre, eu égard au fait que « *ce dossier a, effectivement, été porté manifestement à tort devant le tribunal, en réaction à une révocation contestée et dans un climat délétère* » que M. KALISA a largement contribué à susciter et alimenter.

Le MRAX se félicite de ce jugement et constate que lorsqu’un organe objectif et neutre – tel un Tribunal impartial et indépendant – est saisi d’accusations (telles que de prétendues mauvaises gestions et malversations) à l’encontre de notre Mouvement, celles-ci sont nettement écartées.

Ce jugement est une étape importante dans la sortie de crise dans laquelle notre Mouvement fut plongée depuis de trop longues semaines par des manœuvres et ingérences de toutes sortes, avec le véritable dessein d’affaiblir la plus ancienne organisation antiraciste qui mène et continuera à mener son combat… en toute indépendance !

Contacts
- Tommy BUI, Président, mrax.bui@gmail.com – 0470.191.788.
- Radouane BOUHLAL, Directeur, radouane.bouhlal@gmail.com – 0475.751.489.

LA CITOYENNETE MAINTENANT

16 février 2012

ALMOWATANA DABA
Conférence Nationale sur l’immigration marocaine
Rabat, mai 2012

Depuis le début du « Printemps arabe », il y a un an, le Maroc connait d’importants changements qui influent positivement sur son avenir politique, sur ses relations avec les pays voisins et sur le rythme de son développement économique et social.
La Communauté marocaine de l’étranger s’est montrée présente et active dans ce Mouvement qui a enfanté une Nouvelle Constitution instituant, pour la première fois, ses droits politiques et civiques (articles : 16-17-18-30-163).

La participation des CME et de leurs ONG à cette dynamique de changement fut également remarquable au niveau de l’encadrement, de l’information et de la sensibilisation des opinions internationales quant aux causes et attentes du pays et de ses forces vives.

Le FCME, a participé activement à ce Mouvement à travers son soutien aux luttes et actions de revendication à l’intérieur du pays et sa contribution à l’enrichissement et l’approfondissement du débat sur le contenu du texte constitutionnel et sur les modalités de sa mise en œuvre.

En revanche, l’Etat et la majorité des partis politiques marocains se sont obstinés à ignorer et dénier aux CME l’exercice effectif de la citoyenneté à travers leur exclusion des élections législative de novembre 2011 et leur privation de la participation à cette étape importante de l’histoire du Maroc moderne. Les CME ont dénoncé cette politique d’exclusion et exprimé, par la voie de manifestations pacifiques et de rencontres organisées à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, toute leur tristesse et leur indignation. Le FCME, qui a contribué à la dynamique du changement et su prendre diverses actions pour la soutenir, a adressé des alertes et des recommandations aux autorités nationales concernées par ce problème.

Aujourd’hui, après l’installation du nouveau gouvernement et compte tenu de l’importance et l’urgence de ce dossier et de la paralysie que connaissent certaines institutions chargées de sa gestion, nous convions tous les acteurs associatifs, les ONG et leurs réseaux, les cadres CME et les forces vives nationales, à une Conférence Nationale sur l’immigration marocaine sous le thème : « La Citoyenneté Maintenant ». Nous invitons également les institutions concernées par les dossiers des CME à soutenir et à se joindre à cette initiative qui vise l’élaboration d’une feuille de route nationale pour une meilleure participation des CME à la construction d’un Maroc moderne et démocratique et afin de chercher avec eux les voies les plus idoines pour favoriser l’exercice de la citoyenneté et assurer aux CME une participation politique effective aux prochaines élections.

A cette fin, et pour que cette initiative ne soit pas exclusive mais ouverte à toutes les composantes de l’immigration marocaine, le FCME a mis en place une Coordination Provisoire chargée d’établir les contacts avec tous ceux et celles qui souhaitent participer à cette Conférence nationale, notamment les universités, les syndicats, les partis, les médias, les ONG et toutes les bonnes volontés de la société civile marocaine, de l’intérieur et de l’extérieur.
Après concertation et dans l’attente de vos propositions et de la prochaine réunion de la Coordination Provisoire, nous proposons le mois de mai pour l’organisation de cette Conférence Nationale, au Maroc, à Rabat.

Madrid le 12 févier 2012

Contact mail: fcmealmuatanadaba@gmail.com
Bruxelles : 0032 487245615
Amsterdam : 0031 685310986
Paris : 0033 616271414

ASSISES « MIGRANTS ET MISE EN OEUVRE DE LA CONSTITUTION AU MAROC »

14 février 2012

AL MONADARA 2012
Débat entre société civile des marocains du monde, Dialogue avec les responsables institutionnels
Appel
(Voir ci-dessous l’argumentaire)

logo-almonadaraSuite aux nombreuses dynamiques des acteurs et associations de la migration marocaine, riches d’initiatives individuelles et collectives, ayant abouti à des appels, memoranda, actions de travail entre acteurs dans les pays de résidence et avec la société civile au Maroc dans le cadre du plaidoyer responsable auprès des partis politiques, des élus et responsables gouvernementaux, et plus récemment de la Commission de Révision de la Constitution et concernant la loi organique régissant la participation aux élections législatives anticipées, toutes ces actions, démarches, conférences et rencontres ont illustré la vivacité et l’engagement citoyen des marocains du monde dans leur diversité et pluralité à faire entendre leurs voix et oeuvrer pour le débat sain.

Dans le cadre de la promulgation de la nouvelle constitution et du programme de la coalition gouvernementale et suite à l’expérience d’exclusion des marocains du monde lors du scrutin du 25 Novembre 2011, caractérisée par la différence d’interprétation du texte constitutionnel, le moment est venu pour la tenue d’un débat élargi à l’ensemble des composantes intervenant dans cet élan. Dans la dynamique de démocratie participative, il est opportun d’ouvrir un débat réel et structuré, basé sur un bilan des politiques publiques concernant la migration et les perspectives d’avenir pour celle-ci, et fondé sur l’ouverture en vue d’un dialogue avec le gouvernement, le parlement et les responsables institutionnels au sens large, aidés par des experts aux compétences scientifiques.

Devant le besoin de mettre en commun les forces de propositions des marocains du monde, un ensemble d’acteurs reconnait la nécessité de faire converger nos efforts et s’inspirant de la première Al Monadara qui, en décembre 2006, avait rassemblé un parterre pluriel de la migration marocaine, appelle aujourd’hui les forces citoyennes dans leur ensemble et diversité à participer à la réalisation des assises centrées autour des « Migrants et mise en Oeuvre de la Constitution au Maroc ».

Cet appel lance l’initiative du collectif d’Al Monadara 2012 auquel tous les signataires peuvent adhérer et à travers lequel ils s’engagent à l’initiation et l’animation de débats au niveau national afin de rassembler les propositions formulées des marocains du monde concernant les articles de la constitution suivant : 16-17-18-30-163 qui concernent les droits des migrants.

D’une part, nous invitons tous ceux que ces enjeux préoccupent à signer cet appel en nous faisant parvenir un courriel avec leurs coordonnées et affiliation, pour faire de ce débat entre société civile des marocains du monde et dialogue avec les responsables institutionnels un pas certain vers l’érection de l’État de Droit et la bonne gouvernance au Maroc à travers la bonne mise en oeuvre des articles de la constitution. D’autre part, les acteurs et organisations intéressés par la participation a l’établissement des 3 comités de coordination, scientifique et de mobilisation préparant l’organisation du débat sont priées de nous transmettre leur préférence, afin d’oeuvrer ensemble et dans les meilleures conditions pour la matérialisation des assises, prévues en Septembre 2012 avec les responsables institutionnels, après la tenue de rencontres nationales ici et là-bas.

Dans l’attente d’une signature et/ou une manifestation d’intérêt a l’un des comité, le secrétariat du
collectif demeure à la disposition de l’ensemble pour toute information complémentaire.

Pour le Collectif Al Monadara 2012,
Abdou Menebhi, président du Centre Euro-Méditerranéen de Migration et Développement.

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AL MONADARA 2012
ASSISES « MIGRANTS ET MISE EN OEUVRE DE LA CONSTITUTION AU MAROC »
Débat entre société civile des marocains du monde, Dialogue avec les responsables institutionnels
Argumentaire

La question de la migration marocaine anime de nombreux débats depuis quelques années au Maroc, depuis des décennies au sein des Marocains du Monde, vu l’importance économique, politique et sociale des citoyens marocains résidant à l’étranger qui ne cesse de croître. La question des migrations a connu différents développements dans l’espace euro-marocain et euro-méditerranéen où les Marocains du Monde évoluent dans des climats alarmants caractérisés par la montée du racisme, des discriminations et de politiques nationales et supranationales de plus en plus sécuritaires et restreignant ou supprimant leurs droits, rendant leur combat pour la dignité, citoyenneté pleine, et l’égalité des chances toujours plus difficile et leur situation plus précaire, touchant particulièrement les groupes de migrants plus vulnérables comme les personnes âgées, les jeunes et les femmes.

Ces développements posent plusieurs questions aux migrants, dans leur relation aux politiques publiques suivies par l’Etat marocain à travers l’ensemble de ses institutions chargées des dossiers relatifs aux différentes facettes des migrations marocaines, d’autant plus suite à la promulgation de la nouvelle constitution et l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle coalition gouvernementale. Les politiques publiques ont également trait aux relations entre le Maroc comme terre d’origine et pays de résidence mais aussi comme terre de destination, et pose la situation des migrants subsahariens notamment, outre la question plus générale des conventions internationales et intergouvernementales et leur pertinence ou absence.

Le tissu associatif et les acteurs des migrations marocaines, , nourris par le dessein de contribuer pleinement et de manière holistique au développement du Maroc, sont engagés depuis des décennies et persévèrent dans cet engagement à réagir aux changements et évolutions que celui-ci a connu et connait en oeuvrant pour l’érection et la consolidation de l’Etat de Droit, pour les principes inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, notamment la démocratie, la bonne gouvernance, mais aussi les droits du migrant dans les pays de résidence et d’origine, la représentation et représentativité des ressortissants au sein et au-delà du territoire national ainsi que ceux des résidents étrangers, la transparence et la redevabilité, entre autres fondements d’une société égalitaire, équitable, juste, solidaire, et basée sur la primauté du Droit devant lequel l’ensemble est égal. Suite à une profonde et longue réflexion, dans le cadre qui, alors, paraissait enfin favorable à assoir les questions relatives aux migrants comme pertinentes au débat national, encouragés par l’élan de l’orientation alors nouvelle des décisions a été organisée Al Monadara, un débat transnational sur l’immigration marocaine sans précédent en décembre 2006, à l’initiative des associations démocratiques marocaines à l’étranger et en partenariat avec le réseau marocain euro méditerranéen des organisations non gouvernementales.

Ce débat transnational venait en réponse à l’accueil des Marocains du Monde des réflexions du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation (IER), du discours royal à l’occasion du 30e anniversaire de la Marche Verte en 2005, et est né suite aux rencontres à Amsterdam, à Paris, à Bruxelles, à Madrid…

Depuis Al Monadara 2006, le tissu associatif est pris entre encouragement suite aux discours royaux qui ont suivi et le dahir créateur du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) et un bilan mitigé des efforts des décideurs gouvernementaux et institutionnels, qui apparait par bien des aspects comme un échec à l’intégration politique dans une approche d’affirmation et concrétisation des droits de participation et citoyenneté des citoyens marocains établis à l’étranger d’une part, et des étrangers résidants au Maroc d’autre part.

Depuis le premier débat transnational sur l’immigration marocaine, ces questions sont encore d’actualité parce que en suspens, appelant la tenue de ce débat aujourd’hui. En effet, les politiques publiques marocaines ont progressé mais leur manque de cohérence, coordination et vision transversale du sujet de la migration soulèvent encore des questions et appellent a un bilan. Cependant, les associations issues des migrations marocaines n’ont cessé de se mobiliser au Maroc et à l’étranger, d’approcher partis politiques, responsables gouvernementaux et institutionnels pour voir enfin les modalités d’exécution des droits politiques des migrants se concrétiser en lois et mesures. Nonobstant ces efforts, les rencontres organisées, les collectifs, réseaux, plateformes et mouvements nés, les correspondances, et autres innombrables recommandations adressées à qui de droit, les appels des Marocains du Monde étaient restés sans réponse.

Le processus récent de réforme de la constitution a été accueilli favorablement par les mouvements associatifs des Marocains du Monde qui se sont portés partie prenante du débat et de l’articulation des recommandations adressées à la Commission de Révision de la Constitution (CRC) au terme de conférence-débats préparées dans de nombreuses villes à l’étranger et Maroc. Les articles promulgués concernant les Marocains du Monde représentent une avancée certaine et saluée, notamment parce qu’ils institutionnalisent des droits fondamentaux comme acquis constitutionnels.

Les associations des marocains du monde sont déterminées a présent à voir les acquis constitutionnels, droits de pleine citoyenneté des marocains du monde, inscrits sur ce texte constitutionnel, dont la valeur prime de jure, traduits de facto en mesures à l’image de ce qui n’est encore que promesses de bonne gouvernance, d’égalité entre citoyens et résidents, et autres principes lisibles uniquement sur la nouvelle constitution, pour l’instant.

C’est motivés par la mission de voir l’esprit et la lettre de cette constitution nouvellement en vigueur manifestes dans les lois à promulguer prochainement, et convaincus de l’intérêt de l’ensemble des acteurs associatifs, institutionnels, gouvernementaux et politiques à oeuvrer ensemble pour la matérialisation de ce pas, pour certains seulement de fourmi, mais par nombre de points bel et bien incontournable, vers la consolidation de l’Etat de Droit au Maroc, qu’est justifiée la nécessité de la tenue d’assises centrées autour de la mise en oeuvre des articles 16-17-18-30-163 de la constitution.

En parallèle, un ensemble d’organisations de la société civile marocaine à l’étranger souhaite dresser le bilan des politiques publiques dirigées vers les migrants jusque-là mises en place afin de tirer les conclusions des bonnes et mauvaises pratiques, ciblant les dysfonctionnements et points d’avancement identifiés afin d’oeuvrer ensemble pour une politique efficiente, transparente, adéquate, coordonnée et synergique entre institutions.

Ces assises des « Migrants et Mise en oeuvre de la Constitution au Maroc » seront entreprises avec la conviction que le débat fructueux et pertinent d’abord au sein d’une société civile marocaine à l’étranger et au Maroc est seul gage de son assomption des responsabilités qui sont les siennes pour arriver ensuite à l’articulation de ses priorités, aspirations et requêtes mais surtout de son appropriation de la définition de la voie à suivre en termes de législation afin d’engager enfin un dialogue exigeant mais toujours respectueux avec ses interlocuteurs, représentants siégeant au parlement, ministres composant le gouvernement actuel, et responsables des institutions encore en mandat pour que le résultat puisse effectivement être à la hauteur de la maturité politique dont se prévale la classe politique marocaine, et dont les acteurs de la société civile ne demandent qu’ à saluer les formes de manifestation.

Ce n’est pas dans une logique d’affrontement ou de friction que sont envisagées ces assises mais plutôt comme l’occasion pour les uns et les autres de se retrouver autour des mêmes tables en vue de discuter et débattre de questions centrales aux migrants pour qui le programme gouvernemental revêt un ensemble de promesses illustrant la place d’importance que les citoyens marocains résidant à l’étranger occupent dans les préoccupations de la coalition au pouvoir, dans l’espoir de voir le dialogue entre cette dernière et la société civile couronné par l’avènement d’une exécution juste et représentative de l’intérêt général, au coeur de la conception des relations voulue entre citoyens et gouvernement.

PROPOSITIONS DE THEMES DE DEBAT

Comme force de proposition, comment articuler en tant que société civile assumant ses responsabilités dans la construction d’un Maroc d’Etat de Droit et de bonne gouvernance des propositions de réponses aux questions suivantes et quelles sont les attentes du présent gouvernement suite à la publication de son programme adopté au parlement?

Il est entendu ici de formuler celles-ci en tant qu’interlocuteur préoccupé par le dialogue constant avec les représentants, les responsables institutionnels et les décideurs dans le cadre de mise en oeuvre et d’application de la nouvelle constitution, responsabilité du nouveau gouvernement mais aussi parlement qui adoptera les lois fixant les modalités d’exercice des droits des émigrés surtout mais également des immigrés au Maroc.

Demeurant ouverts à toute proposition jugée centrale autour des articles 16, 17, 18, 30 et 163 de la constitution en vigueur, les axes suivants sont préconisés :

Article 16 : Droits, Intérêts et Contribution au Développement des citoyens marocains a l’étranger
- Quels accords bilatéraux et multilatéraux et quelles conventions internationales régissent les migrations marocaines?
- Quel est leur état des lieux entre pertinence et désuétude, non-respect et application, réciprocité et mise à niveau des textes de loi marocaine?
- Pour quel cadre légal appelle la société civile pour la protection des droits des citoyens marocains à l’étranger ?
- Quels sont les besoins actuels et futurs en législation et mise en place de nouveaux accords et avec quels pays?
- Quelle est l’articulation de la société civile des intérêts des citoyens marocains à l’étranger couvrant l’ensemble des facettes de leur vie quotidienne dans les pays de résidence (sociaux, économiques, politiques, etc.) ?
- Quels sont leurs besoins et priorités vis-à-vis de l’État marocain au sein des pays de résidence, surtout ceux des personnes âgées, des femmes, des jeunes et des personnes en situation de précarité et exclusion ?
- Quelles orientations de la diplomatie marocaine vis-à-vis des ressortissants marocains à l’étranger sont nécessaires ?
- Quelles réformes du fonctionnement des consulats et ambassades sont à préconiser ?
- Quels aspects nouveaux des relations entre le Maroc et les pays de résidence sont à mettre en place pour garantir la dignité, le respect du migrant et de sa famille, concernant la protection de son identité et culture, la protection sociale, et la protection de la discrimination et du racisme, surtout pour les groupes les plus vulnérables ?
- Comment permettre le renforcement de la contribution des citoyens marocains à l’étranger au développement du Maroc ?
- Quelles réformes des institutions liées au développement et des relations aux organisations de développement des migrants marocains sont à exécuter pour faciliter l’intégration des migrants dans
le processus de développement au Maroc ?

Article 17 : Droits de pleine citoyenneté : Vote et Candidature depuis le pays de résidence
- Comment la société civile marocaine à l’étranger comprend la pleine citoyenneté ?
- Comment les citoyens marocains à l’étranger définissent la double citoyenneté et leur rapport à la participation à la vie politique au Maroc ?
- Quelles sont les implications qui découlent de ce droit, en termes d’exercice de double citoyenneté ?
- Quelles sont les expériences dans leurs pays de résidence dont le Maroc pourrait s’inspirer?
- Comment permettre la mise en oeuvre du droit d’être électeur et éligible aux élections locales, régionales et nationales ?
- Comment la société civile définit les critères d’éligibilité et d’incompatibilité ?
- Quelles sont les conditions et modalités de l’exercice effectif du droit de vote et de candidature depuis le pays de résidence ?
- Quels sont les problèmes techniques et logistiques qui ont empêché la participation politique des citoyens marocains à l’étranger ?
- Quelles sont les solutions proposées par le gouvernement pour y remédier ?
- Comment élargir l’intérêt des citoyens marocains à l’exercice de ces droits ?
- Quelles sont les réformes des textes de lois à entreprendre afin de mettre en oeuvre ces droits pour les prochaines élections ?

Article 18 : Participation politique et Bonne gouvernance
- Quelles sont les instances consultatives et de bonne gouvernance actuellement en place, nouvellement constitutionnalisées, ou à voir le jour où les citoyens marocains à l’étranger devraient être représentés ?
- Comment les citoyens marocains à l’étranger peuvent participer aux institutions consultatives et de bonne gouvernance?
- Comment permettre l’intégration des citoyens marocains dans le processus consultatif en général?
- Comment la société civile marocaine à l’étranger peut contribuer à la bonne gouvernance au Maroc ?
- Quelles sont les mesures à entreprendre pour garantir la représentation et représentativité de manière démocratique des citoyens marocains à l’étranger dans les institutions consultatives et de bonne gouvernance ?
- Quels sont les critères de sélection et de reddition des comptes préconisés par la société civile pour atteindre cet objectif ?
- Comment oeuvrer pour la reconnaissance des mouvements associatifs de la société civile à l’étranger dans sa pluralité comme partenaire et renforcer ses capacités et contribution à la bonne gouvernance au Maroc?

Article 163 : Conseil de la Communauté Marocaine a l’Étranger
- Quel bilan est à dresser du CCME actuel ?
- Quelles leçons sont à tirer de l’actuel CCME en vue du prochain mandat de cette institution ?
- Comment définit-on les missions, les axes prioritaires d’action, attributions et objectifs du prochain CCME ?
- Quelles sont les méthodes à utiliser par cette institution afin de maintenir les liens avec l’identité marocaine, la garantie et préservation des droits des citoyens marocains à l’étranger et leur contribution au développement et progrès du Maroc ?
- Comment obtenir la représentation et représentativité des différents intérêts (sociaux, politiques, économiques, culturels, religieux, etc.) des composantes plurielles des marocains à l’étranger (femmes, jeunes, seniors, cadres, personnes marginalisées, etc.) ?
- Quelles sont les exigences concernant le fonctionnement transparent de cette institution ?
- Quels moyens de reddition des comptes préconise-t-ont vis-à-vis de la gestion du CCME et la production de son bilan futur?
- Quelle sera la nature des relations entre le futur CCME, les autres institutions consultatives et de bonne gouvernance, et les instances relatives aux migrants, où les citoyens marocains à l’étranger seront représentés ou par lesquelles ils sont concernés?

Article 30 : Vote des Citoyens et des Etrangers
- Comment favoriser l’égal accès des femmes et des hommes, mais aussi des jeunes aux fonctions électives ?
- Par quels moyens peut-on faire croître l’intérêt des citoyens au droit et devoir de vote ?
- Quelles conventions et/ou pratiques de réciprocité concernent le vote des étrangers aux élections locales et comment oeuvrer à leur étendue et mise en place pour tous les étrangers?
- Comment assurer les même droits aux étrangers sur le sol marocain comme l’accès à la santé, au marché du travail, à l’éducation, au logement, etc. et les protéger du racisme et de la discrimination ?
- Comment veiller à l’application de la convention sur les droits des migrants et leur famille signée par le Maroc vis-a-vis notamment des migrants subsahariens ?
- Quelles conditions d’octroi du droit d’asile sont à mettre en place dans le respect des conventions internationales?

EMCEMO (Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling)
Adres: 3e Weteringdwarsstraat 24, 1017 TC Amsterdam.
Postbus 59676 1040 LD Amsterdam.
T: 0031(0)20 - 428 88 25 F: 0031(0)20 – 463 62 22
E: emcemo1@gmail.com Internet : www.emcemo.nl

D’une sous-civilisée en soutien à Serge Letchimy

14 février 2012

Je serais bien restée coite devant vos éructations, Mr Guéant, qui vous permettez de classifier les civilisations comme un botaniste ou un entomologiste pour les hiérarchiser tant ces propos déversés depuis la tribune du pouvoir en Europe les encourage depuis plusieurs décennies.

Mais votre exigence de réprimandes et de punitions à l’encontre d’un député qui a justement su rappeler la filiation entre le colonialisme et ses crimes de masse et l’industrialisation de la mort par le régime national-socialiste allemand m’oblige à épousseter la soumission qui enserre le peuple d’Europe dans un silence de passivité, de résignation ou d’acquiescement à cette idéologie qui promeut l’inégalité comme une donnée indépassable du Réel.

Tout d’abord, je suis issue du zoo de Vincennes.
Là où s’exposait l’animalité de mes ancêtres.
Des humains, inférieurs selon votre catégorisation, ont été exhibés dans leur pagne ou leur burnous derrière des enclos à plus de trente millions de visiteurs sommés de souscrire à la mission civilisatrice des guerres coloniales. C’était hier, en 1931.

Si l’exceptionnalité de votre civilisation se distingue par son énonciation du principe d’égalité entre tous les hommes, vous avez à répondre de la technique d’enfumage des Algériens (1) dans des grottes par l’armée française lors de sa guerre de conquête motivée il est vrai par une dette contractée par la Convention puis le Directoire jamais réglée au Dey d’Alger. Comment n’y voyez-vous pas le lien généalogique avec le gazage d’autres humains dans les tranchées de 14-18 puis celui de certains camps en Pologne et en Allemagne ?

Votre civilisation dont les deux fondements à vos dires, la grécité et le christianisme, sont des apports du Proche-Orient a importé du matériel humain spolié de ses ressources traditionnelles depuis ses colonies. Il fallait alimenter votre essor industriel en prolétariat atomisé et à moindre coût voué à l’inorganisation car de culture et de langue autres et concurrent de l’indigène. Ce flux migratoire a permis la stabilisation de la petite propriété agraire française qui a conservé ses paysans attachés à leurs terres, fonds électoral conservateur paradoxalement xénophobe qui fournira la première clientèle de la PAC avant que le crédit bancaire ne transforme la campagne en vastes latifundia.

De quand datez-vous cette civilisation que vous estimez supérieure car égalitaire ?
De la féodalité quand le serf travaillait une terre dont ses enfants ne pouvaient hériter car elle appartenait à son seigneur lui-même soumis au doit de primogéniture ?
Ou bien de la Révolution française et du Code Civil napoléonien qui a rétabli le droit d’aînesse et a réduit la condition de la femme et des enfants ? (2)

Il est un Texte qui pour les musulmans est littéralement Celui qui doit être lu, le Coran apparu dans la toute première moitié du septième siècle de l’ère chrétienne et qui a force de loi dans toute société islamique.
Il prescrit de façon intangible l’égalité entre les frères.
Tous ont droit à des parts égales du patrimoine familial.
Cette disposition non seulement affirme un droit égal à chacun mais elle a eu un effet communiste, elle a interdit une concentration excessive de richesses aux mains d’une minorité qui aurait été sans cesse reconduite en se rétrécissant.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le droit des femmes à l’héritage a été promulgué. De façon inégalitaire, car la sœur ne bénéficie que de la moitié de ce que reçoit son frère. Cette apparente dissymétrie dissimule un mécanisme qui rétablit plus qu’une justice à l’égard des femmes. Chacune reçoit de la part de son époux lors du contrat de mariage un douaire qui devient sa fortune personnelle et celui-ci a obligation de subvenir à ses besoins sur ses deniers propres. Ainsi des deux parts reçus par le garçon, l’une revient à son épousée. La femme n’est faiblement dotée par son héritage paternel que parce qu’elle sera assurée d’un
capital au moment de son mariage.

Quant à la fantasmagorie de l’infériorité féminine consacrée par le port d’un chiffon sur la tête, cette tradition méditerranéenne est repérable sur les portraits de Marie mère de Jésus dans vos églises, recommandée dans la première Épître aux Corinthiens 11, 2-16 de Saint-Paul (3) et encore visibles dans certains villages grecs retirés.

À propos d’Hellènes, la logique élaborée par Aristote (pour vous et votre rhétorique peut-être exclusivement croyez-vous) peinerait à concilier qu’une civilisation égalitaire, sous le prétexte qu’elle le soit, est supérieure à toutes les autres.
Aujourd’hui, le gouvernement auquel vous participez avec l’aide de quelques autres Européens place le peuple grec dans une position de servage pour dette illégitime.

Votre discours répandu aux bonnes fins d’une propagande électoraliste ne répugne à aucune contradiction. L’amplitude des écarts entre ses termes mesure l’indigence de la pensée et sa frivolité devenue la norme dans cette société consommatrice de programmes télévisuels et de divertissements de masse. Maintenant, elle « s’élance ivre de son injustice » bue à vos paroles contre les faibles, les sans-voix.

Néanmoins, les réserves d’une culture populaire française, forte d’une puissante tradition révolutionnaire sous-jacente, faite du sens de son intérêt aux antipodes de ceux de la classe très minoritaire que vous représentez sont considérables. Elles s’exprimeront sous une forme et à un moment inattendus pour de piètres calculs, pauvres car sans lendemain .

Badia Benjelloun
1931, zoo de Vincennes avec l’aimable autorisation de Lyautey
11 février 2012, Paris

(1) L’honneur de Saint-Arnaud par François Maspéro, Points
(2) http://www.histoire-france.net/epoque/france-napoleon.html
(3) http://www.sourcedevie.com/lire-la-bible-1corinthiens-11-version-CRA.htm

« Non au paternalisme »

14 février 2012

DORZEE,HUGUES
Samedi 11 février 2012
Radouane Bouhlal, directeur du Mrax, défend son bilan et sa vision de l’antiracisme « de combat ».
ENTRETIEN

Au centre d’un conflit social qui agite le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie depuis des années, son directeur Radouane Bouhlal, répond aux attaques et défend sa vision de l’antiracisme.

Lors de votre arrivée, en 2004, vous aviez pour ambition de « professionnaliser » l’ASBL. D’aucuns vous reprochent d’avoir dénaturé l’« âme » du Mrax.

Le Mrax, comme d’autres vieilles organisations qui se sont structurées dans les années 60-70, est un pur produit de Mai 68. Avec, en caricaturant à peine, « le patron, on le pend ; les travailleurs sont des militants ; on est tous égaux ; on n’a pas de chef ». C’est une culture de l’autogestion qui dépasse de loin ma personne. Quand je suis arrivé, j’ai effectivement voulu poursuivre un processus de professionnalisation initié avant moi : des règles dans l’organisation du travail ; un conseil d’administration qui fixe la ligne politique et non plus les travailleurs ; une gestion rigoureuse… Cela n’a pas plu. Mais c’est le prix à payer pour remettre le Mrax dans les standards moyens du non-marchand.

On vous reproche vos méthodes de gestion musclées, votre autoritarisme, vos pratiques de harcèlement.
Je ne peux tolérer de telles accusations ! Je savais qu’en donnant une nouvelle orientation politique au Mrax, on allait nous attendre au tournant, il fallait donc une gestion impeccable. Evaluer des travailleurs, faire des réunions d’équipe, instaurer un registre de présence, de récupération, de congés… Ce sont là des choses normales dans une ASBL.

J’accepte les critiques, je suis prêt à reconnaître mes erreurs, mais il y a une chose que je ne supporte pas c’est le mensonge. Quand j’entends « harcèlement », le mot me choque. Aucune plainte déposée n’a jamais été considérée comme fondée ! Je suis juriste. Le harcèlement est puni pénalement, ça n’est pas un mot que l’on peut lancer à la légère !

Vos détracteurs auraient tort ensemble, vous auriez raison tout seul ?
Je ne dis pas ça.
Vous admettez vos erreurs, lesquelles ?

Mon erreur principale, c’est d’avoir été impatient. Il fallait sans doute plus de temps pour mettre les choses en place. Pour le reste, on ne me fera pas croire que les autres responsables d’organisations (parti, syndicat, ASBL…) ne sont pas traversés eux aussi par des conflits internes. Avec leur lot de critiques, d’animosités, d’alliances…

Mais comment expliquez-vous une telle déferlante de critiques à votre égard ?
Mon discours et mon franc-parler dérangent peut être… Et puis, pour ceux qui me diabolisent, c’est confortable, ça leur permet de se faire passer pour des personnes honorables. Enfin, lorsqu’un responsable associatif issu de la société majoritaire est contesté, on dira de lui qu’il est habile, que c’est un fin négociateur, etc. Moi, on dit : c’est un manipulateur, un autoritariste, un égotiste…

Du racisme à votre égard ?
Je n’ai jamais dit ça.
Revenons à la ligne politique que vous avez impulsée : un antiracisme « de combat », dites-vous.
Clairement. Je suis frappé de voir combien dans les milieux de gauche et progressiste, on est bienveillant et paternaliste à l’égard des minorités. On s’occupe d’elles. On aime bien faire des activités « avec elles et pour elles ». Il ne faut surtout pas faire de vague, les stigmatiser. Mais quand il s’agit de mettre ces minorités sur un même pied d’égalité, de négocier avec elles, de se confronter à un discours clair et décomplexé, c’est une autre affaire ! Pour moi, le vrai progressiste, ça n’est pas celui qui parle ou décide à la place des victimes de discrimination. C’est celui qui fait preuve d’humilité et accepte de traiter les minorités d’égal à égal.

On vous reproche d’avoir laissé le Mrax aux mains des seules victimes de l’antiracisme, en particulier issus de la communauté arabo-musulmane.
Je dis que le combat antiraciste doit être principalement porté par les victimes du racisme, mais pas uniquement. Je n’exclus absolument pas les gens issus de la société majoritaire. Mais je pense qu’il faut que les principaux concernés soient en première ligne. Comme je ne pourrais comprendre qu’une organisation gay soit pilotée par des hétérosexuels ou un mouvement féministe par des hommes.

Quand je suis arrivé au Mrax en 2004, l’ASBL était exsangue. Il n’y avait plus de relève. Entre laïques, de gauche, il y avait des enjeux de pouvoir, des luttes idéologiques sans nom ! On me demandait d’entrer dans un mouvement qui défendait un antiracisme romantique, mièvre qui ne servait que ceux qui sont déjà convaincus. Trop peu pour moi !

Pourquoi ?
Je sortais de quatre ans de combat dans le mouvement gay (mariage, adoption), qui allait à contre-courant de la société. C’était dur. A fortiori dans mon cas, issu de la communauté arabo-musulmane… J’étais au CA du Centre pour l’égalité des chances sur le quota d’Ecolo. On me propose alors de devenir administrateur du Mrax. Mon discours importait peu à leurs yeux, c’était mon profil qui les intéressait : 25 ans, issu d’un cabinet ministériel écolo (Nollet, NDLR), de confession musulmane, proche du mouvement gay… On me propose alors, la bouche en cœur, d’être vice-président. Pour faire quoi ? Je voulais qu’on s’engage sur notre mandat, qu’on négocie. On me dit : « Tu nous laisses faire ». Je l’ai mal pris et je me suis présenté comme président.

Par défi, par provocation ?
Sans doute. Mais aussi pour dire : respectez-moi, respectez-nous. Et puis pour porter un Mrax fort, indépendant – je n’ai pas dit apolitique, ce qui nourrit l’extrême droite –, populaire, en dehors de l’establishment. Et défendre ma vision de l’antiracisme.

C’est-à-dire ?
L’antiracisme, ça n’est pas une vision romantique du respect, de la tolérance, de la diversité. C’est mettre la notion d’égalité et d’interchangeabilité au cœur de la société belge. C’est faire en sorte que Mohamed soit vraiment l’égal de François, avec la même légitimité. C’est aussi arrêter de croire que le temps fera son affaire en prenant l’exemple des Italiens qui, 40 ans après leur arrivée, sont parfaitement « intégrés ». C’est mettre surtout fin à cette société de castes où les inégalités sociales sont criantes, où l’ascenseur social ne fonctionne plus, où la discrimination à l’emploi, au logement, à l’école est légion.
Toutefois, il faut être sérieux. Nous ne sommes pas en Afrique du Sud, l’antiracisme n’est pas motivé par un présupposé raciste. En revanche, nous avons un sérieux passif avec la colonisation et l’immigration. Et il faut admettre, en outre, que la société majoritaire se présente comme seule porteuse de l’universalité et habilitée à dire le bien et le mal. L’immigré, on l’aime bien. Mais on lui rappelle sans cesse qu’il n’est pas chez lui et qu’il doit rester à sa place…

On dit l’antiracisme en crise, incapable de faire face aux nouveaux défis de la société multiculturelle.
Ça n’est pas l’antiracisme qui est en crise, c’est la laïcité. Elle qui pendant des décennies a combattu l’Eglise catholique au pouvoir pour conquérir des avancées comme la neutralité et l’impartialité de l’Etat, le libre choix, l’émancipation des citoyens, etc. Aujourd’hui, l’Eglise ne gouverne plus la Belgique. Mais entre-temps, une autre religion – l’islam – affiche un certain dynamisme. Et ça suscite la peur et réveille des vieux réflexes anticléricaux. A cela s’ajoute une évolution sociologique et démographique, notamment à Bruxelles. Alors on agite le spectre islamique… Bruxelles musulmane en 2030… On hurle aux envahisseurs, à la perte des valeurs. Je peux comprendre certaines interrogations de M. et Mme Toutlemonde. J’accepte moins quand des élus ou des intellectuels agitent le spectre de l’islamisation

Pourquoi cette peur ?
C’est un réflexe de protection, mais aussi une question de représentation symbolique analysée dans l’œuvre d’Edward Saïd L’Orientalisme. Pendant des siècles, on a cultivé l’image de l’Arabe comme un être fourbe, voleur, fraudeur, conquérant, etc. Et puis on ne cesse de confondre l’islam avec les traditions ; de tout voir par le prisme des mariages forcés, de l’homophobie, etc. Tout ça existe, il ne faut pas le nier, mais ni Marc Dutroux ni Patrick Haemers n’étaient arabo-musulmans que je sache !

Vous êtes critiqué de toutes parts, vous vous accrochez. Qu’est-ce qui vous motive ? Le pouvoir, la controverse…
Je ne m’accroche pas, je me bats ! Le pouvoir, oui, pour changer les choses. Un plan de carrière ? J’aurais choisi le confort : un cabinet, une place sur une liste comme on me l’a proposé… Mon vrai moteur est ailleurs. Je ne supporte pas l’humiliation. Et je suis obstiné.

Revanchard ?
Possible. C’est à d’autres de m’analyser.
Chevalier blanc des minorités ?
Orgueilleux, pas narcissique.
Vous allez quitter le Mrax ?

Je n’ai pas vocation à rester directeur éternellement. Je quitterai la fonction quand on aura retrouvé la sérénité, sûrement pas au moment où l’organisation a le plus besoin qu’on s’occupe d’elle et qu’on essaie de m’abattre.

Un mot sur votre soudaine vocation socialiste et votre adhésion suspendue.
Mais ça n’est pas une révélation ! Je suis de gauche, issu du prolétariat. Ecolo est trop bobo à mes yeux. Et le PS, malgré tous ses défauts, reste un parti populaire. Je ne serai candidat à aucune élection Mais. Visiblement, ma candidature dérange. Sur la forme, ça manque de correction, de savoir faire. D’autant que je l’ai appris par la presse. Sur le fond, ça n’est pas moi le problème. C’est la section PS de Schaerbeek traversée, comme d’autres, par des courants laïques multiples. Quoi qu’il en soit, il faudra faire avec moi et avec tous ceux qui pensent comme moi.

Radouane Bouhlal Directeur en fonction du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie
Directeur en fonction du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ex-président du CA, Radouane Bouhlal, 39 ans, juriste de formation (UCL), est originaire de Schaerbeek et d’origine marocaine. De confession musulmane, cet ex-conseiller au cabinet Nollet (Ecolo) a récemment introduit sa demande d’adhésion à la section PS de Schaerbeek.